Le parcours de l’Italie
« Jusqu’à présent, elle a fait un très beau parcours. Elle a fait ce qu’il fallait faire. Avec les scandales, les pressions, les critiques, ce n’était pas facile. On savait que l’équipe allait tarder à entrer dans le Mondial car elle doutait un peu et était attaquée. Elle avait quelques soucis de caractère pas tellement sportif, elle gambergeait et allait avoir du mal. Mais si elle continuait un peu sa route, nous savions que cela allait bien marcher. »
La courbe de ses performances
« L’équipe est allée en crescendo. A partir du match contre l’Ukraine, cela a été de mieux en mieux. Mais elle a douté à chaque match. A chaque fois, elle a un peu cherché sa victoire, qu’elle a finalement obtenue tranquillement. Mais ses matchs n’ont pas été si faciles que ça. L’Italie a progressé de match en match, elle a trouvé son rythme, son jeu et elle s’est imposée petit à petit. »
Les meilleurs joueurs
« Pour moi, les meilleurs depuis le début de ce Mondial sont sans problème Cannavaro et Pirlo. Les deux ont été les plus impressionnants avec Buffon et Grosso. Grosso, on connaissait ses qualités mais on n’attendait pas forcément de lui qu’il fasse ce qu’il a fait. Il devait déborder et jouer un peu un rôle de deuxième ailier. Il a réussi à le faire en s’imposant petit à petit. Il a été très bon. Mais pas seulement lors de ce dernier match où il a marqué son but. Il avait également été très bon les matchs précédents. Il a donné beaucoup de bons ballons aux attaquants, il a fait beaucoup de courses et effectué de nombreuses passes aériennes. On connaissait ses qualités, il fallait simplement qu’il les mette en application. »
Les attaquants
« Tout le monde a participé à la victoire, avec des buts. Pour Toni, comme pour tous les attaquants, ce n’est pas facile. Les défenses sont fortes et il n’y a pas beaucoup de buts dans ce Mondial. Regardez les attaquants français qui n’ont pas marqué beaucoup. Del Piero a marqué, Toni aussi, de même que Iaquinta. Tout le monde a marqué, donc je ne suis pas du tout déçu par la performance des attaquants italiens. »
L’absence de Nesta
« Materrazzi n’est pas le même joueur que Nesta, mais il a fait ce qu’il fallait faire. Si cela avait été un attaquant qui avait dû déclarer forfait, cela aurait peut-être été plus grave. S’il avait manqué Del Piero, Toni ou les deux, cela aurait été difficile de les remplacer. Là, la défense italienne a trouvé la solution. Materazzi a été très bien, de même que Barzagli. Après, c’est sûr que Nesta a énormément d’expérience, mais on n’a pas vraiment remarqué son absence. A part sur le but contre son camp de Zaccardo qui n’était pas dû à un mouvement de panique mais à une erreur fortuite, la défense a toujours très bien marché. Le fait de changer les joueurs de position sur le terrain n’a jamais causé de souci majeur. »
La finale contre la France
« L’Italie, comme la France, disputera cette finale avec l’objectif de la gagner. Les Italiens vont bien préparer ce match, ils ont démontré qu’ils passaient les étapes les une après les autres. Certes avec difficultés mais ils les ont passées. C’est un peu l’heure de vérité. On va voir qui des deux groupes a le plus de sérénité et qui est le mieux capable devant l’adversité d’appliquer un jeu réaliste et performant. Cela sera un match extrêmement tendu, tactique et très difficile. Aux deux équipes de se positionner en conséquence. »
Le différence de temps de jeu
« L’Italie a joué deux prolongations de plus, mais cela ne sera facile pour aucune des deux équipes. Elles ont eu toutes deux un Mondial éprouvant, il a fait chaud, elles ont eu la pression, ont subi la pression et les critiques des médias, le public ne leur a pas fait de cadeau au premier tour. Les supporters des deux pays ont senti que leurs équipes n’étaient pas au point et elles aussi : elles savaient qu’elles ne jouaient pas très bien. »
Les précédents
« Il ne faut pas que les deux équipes pensent à ce qu’il s’est passé avant, aux défaites comme aux victoires. Que cela soit au Mondial ou à l’Euro. Il y a encore des supporters qui y pensent, les joueurs aussi y pensent mais en Italie, on est passé à autre chose depuis. Cela fait six ans maintenant. »

