« J’ai hâte d’y être »
Fabien Barthez a maintenant hâte, à l’image de l’équipe, de se retrouver en Allemagne et de prendre ses repères. Le gardien de but des Bleus est également rassuré par la rigueur défensive affichée lors des premiers matchs de préparation.
Fabien Barthez, physiquement comment vous sentez-vous ? La douleur au mollet de Tignes est-elle définitivement oubliée ?
Ça va, je ne ressens plus de douleur. Mais je fais attention au quotidien.
Et ce groupe, comment le sentez-vous ?
Très bien. Le groupe vit bien. Cela se passe super bien.
Comment se passe votre relation avec Grégory Coupet ?
Avec Greg, il n’y a jamais eu de problème, ni de quiproquo….
Comment vivent les gardiens au sein du groupe ?
Cela dépend des périodes et des caractères de chacun. On est en général dans notre petite bulle. On est un peu à part. Nous avons une approche différente des joueurs de champ. Mais je vous rassure, je mange le midi et le soir à table avec tout le monde (rires).
A partir de quand allez-vous plonger dans votre bulle ?
J’y suis déjà depuis quinze jours. Comme je le disais, on se prépare au quotidien. Et là, cela fait quinze jours que l’on se prépare.
Préparez-vous ce match amical contre la Chine de manière différente parce que c’est le dernier ?
Non, pas du tout. Cela reste un match international. Et ce quelle que soit la compétition. A ce niveau, il n’y a plus de petite équipe. Que cela soit une rencontre amicale ne change rien.
« Il nous tarde à tous d’arriver en Allemagne »
Jouer votre dernier match à Geoffroy-Guichard a-t-il une saveur particulière ?
C’est un stade fait pour le football, qui vibre pour le football. C’est agréable. Pour tout joueur, jouer ici est vraiment magnifique.
Les applaudissements du public lensois à votre égard vous ont-ils fait plaisir ? Cela faisait longtemps que cela ne nous vous était pas arrivé.
Oui, cela fait évidemment plaisir, mais je ne m’attarde pas à cela.
Comment jugez-vous cette préparation par rapport à celles de 1998 et 2002 ?
C’est bien loin tout cela, je ne m’en souviens pas tellement. J’ai toujours bien senti le groupe.
Avez-vous hâte d’arriver en Allemagne ?
Il nous tarde à tous d’arriver en Allemagne et de prendre nos repères. Mais chaque chose en son temps. Mercredi, il y a un match important à disputer, il ne faut pas l’oublier. Et puis il y à ce château que l’on voit à la télé (rires). On a hâte d’y être.
Avez-vous été rassuré par le fait de n’avoir quasiment aucun arrêt à faire lors des deux premiers matchs de préparation face au Mexique et au Danemark ?
Cela ne peut que nous rassurer. Cela veut dire que l’équipe défend bien. Cela passe du numéro 9 jusqu’au dernier défenseur. C’est important. Cela veut dire que le groupe est bien compact et travaille bien ensemble défensivement.
Comment voyez-vous votre rôle derrière la nouvelle charnière centrale Thuram-Gallas ?
C’est un peu particulier. Mais on s’est toujours adapté. On continue. On s’adapte mais on se concentre d’abord sur notre propre jeu de gardien avant de penser au reste.
« Vous verrez beaucoup de buts des trente mètres lors de cette Coupe du Monde »
Que pensez-vous du travail de Claude Makélélé devant la défense ? Sentez-vous une évolution dans son jeu ?
Pas spécialement. Il a toujours eu beaucoup de présence, beaucoup d’engagement. Il a un jeu très propre.
Dans cette défense, on vous sent très proche de Willy Sagnol…
Willy, je l’ai vu débarquer à Monaco. Je l’ai connu à ses débuts. C’est quelqu’un de très sympa et qui écoute beaucoup les conseils des anciens. C’est ce qui lui a permis de se retrouver à ce niveau.
Est-il important d’avoir fait appel à un second entraîneur des gardiens, Fabrice Grange ?
Le fait de bosser à trois avec un seul entraîneur, cela laissait des moments de récupération un peu longs à certains moments entre chaque exercice. Là, cela permet de mieux travailler.
Avez-vous demandé ce deuxième entraîneur des gardiens ?
Nous n’avons rien demandé. Mais nous n’avons pas été étonné de voir arriver Fabrice Grange. C’est un gars adorable. Il est super sympa. On s’est découvert lors de France-Slovaquie. Je ne le connaissais seulement que de vue lors des passages à Clairefontaine. C’est quelqu’un d’assez réservé, tout comme moi. On se croisait, mais on ne se parlait pas. C’est un mec très attachant que j’ai découvert.
Le poste de gardien de but a-t-il beaucoup évolué ?
On n’en parle pas assez souvent malheureusement. On ne se rend pas compte, mais l’évolution est énorme depuis dix ans. C’est beaucoup de paramètres. Au niveau des ballons également. Vous verrez beaucoup de buts des trente mètres lors de cette Coupe du Monde. Il faut du spectacle. Mais le poste devient de plus en plus dur. Ca va très vite. Les joueurs évoluent aussi physiquement. Franchement, je plains les gardiens de vingt ans. Mais on prend toujours du plaisir. C’est un challenge.
« Bien sûr qu’on est là pour aller jusqu’au bout »
Avez-vous déjà une idée de ce qui vous attend face aux Suisses lors du premier match de ce Mondial ?
Je n’y prête pas vraiment attention. Vous savez, pour un gardien, on n’a déjà pas mal de travail à faire sur nous même avant de s’intéresser à l’adversaire.
Quelles sont les chances de l’équipe de France de remporter cette Coupe du Monde ?
Je ne sais pas du tout répondre à ce genre de question.
Rêvez-vous du 9 juillet, date de la finale de cette Coupe du Monde ?
Non, je n’en rêve pas. Une phase finale de Coupe du Monde, c’est un quotidien. Bien sûr qu’on est là pour aller jusqu’au bout. Il est certain qu’il faut savoir anticiper certains événements, mais c’est un travail de tous les jours. Même la nuit.
Savez-vous ce que vous allez faire après le Mondial. Vous êtes toujours sans club…
Je ne sais pas du tout. Cela va dépendre de beaucoup de choses. Tout va très vite dans le football et on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait.