Archives

Revivez la finale de la coupe du monde 98  (Archives) posté le mardi 06 juin 2006 18:48

C'est beau une France qui gagne

             En ce 12 Juillet 1998 au soir, les bleus d'Aimé Jacquet entrent dans l'histoire, dans la légende du sport Français pour l'éternité. Après soixante huit ans de Coupe du Monde, ce plus prestigieux trophée d'origine Française est enfin revenu à la France pour la première fois de son histoire. Au coup de sifflet final de ce légendaire France - Brésil (3-0), le temps s'est arrêté, on entend des cris d'enfants, ces mômes sortent de chez eux le visage rempli de bonheur, ils veulent partager ce moment d'euphorie dans la rue. Il est 22h 45 dans ce Stade de France où le public chavire de bonheur, c'est difficile de résister et d'y croire, oui, l'équipe de France est championne du Monde, nous ne rêvons pas, ils l'ont fait, en plus en finale face aux Dieux Brésiliens tenants du titre par un score incroyable de 3-0. Encore aujourd'hui nous essayons de comprendre ce qu'il s'est exactement passé cet été 1998 mais dans le football tout est possible, c'est ça la beauté de ce sport. Emmanuel Petit vient d'inscrire le troisième but de cette finale en trompant Taffarel d'un tir croisé, le trophée en tribune présidentielle ne peut plus échapper aux tricolores, voilà c'est fait ils sont allés au bout de leur rêve dans leur Coupe du Monde. La victoire est totale, tant au niveau de l'organisation de ce Mondial que dans l'intelligence de jeu sur le terrain. Comme disait un certain slogan, "sans maîtrise, la puissance n'est rien", l'équipe de France a été brillante et solide pour conquérir ce titre qui avait échappé aux Bleus de Platini dans les années 80. Le brillant sélectionneur Aimé Jacquet a réussi son challenge, avec une défense d'une solidité inégalée et un génie nommé Zinedine Zidane auteur d'un doublé dans cette finale, oui Aimé Jacquet a droit à sa statue et nous ne pouvons que le remercier d'avoir apporté à la France cette émotion et cette victoire qui a redonné le sourire à des millions de Français.

"Et un, et deux et trois-zéro", les Bleus battent le Brésil par ce large score, ce slogan qui est chanté par des millions d'heureux démontre cette grande fierté nationale, le football Français se retrouve ainsi récompensé après de longues années d'efforts et de construction. Après les deux demi-finales manquées face à l'Allemagne en 1982 en Espagne et en 1986 au Mexique, après les douloureuses absences au Mondial 1990 Italien et à la Coupe du Monde 1994 aux USA, les coéquipiers de Didier Deschamps donnent ainsi à la France en ce 12 Juillet 1998 ce trophée qui restera à jamais gravé dans le coeur des passionnés de l'équipe de France. Zinedine Zidane se surpasse littéralement dans cette folle soirée Brésilienne, deux coups de tête sur corner qui viennent crucifier le portier Brésilien, Zizou devient alors une icône et le Français le plus aimé, Petit achève le travail et le capitaine Didier Deschamps suivi de ses vingt et un coéquipiers peut aller brandir le trophée dans ce Stade de France flambant neuf devenu encore plus beau après cette victoire. Le Président de la République Jacques Chirac, Michel Platini Président du CFO, Joao Havelange, ancien Président de la FIFA, Sepp Blatter le nouveau Président de la FIFA et le Premier Ministre Lionel Jospin sont présents pour remettre ce Trophée doré au Capitaine des Bleus Didier Deschamps reconnu alors pour son talent de communicateur dans et en dehors du terrain. Une victoire qui donne beaucoup d'oxygène au sport Français qui méritait tant de boire dans cette plus prestigieuse Coupe. La consécration des "Bleu Blanc Rouge" aura eu lieu pour les Bleus malgré l'absence de Laurent Blanc en Finale et le carton Rouge du meilleur défenseur central du tournoi Marcel Desailly. Bon nombre de témoignages après cette finale ont révélé que le Brésil a été décevant dans cette finale avec notamment cette contre performance d'un Ronaldo totalement fantôme dans ce match, il venait de faire une crise d'épilepsie à son hôtel quelques heures avant cette finale importantissime pour tout le peuple Brésilien qui par la suite allait tomber dans un véritable deuil national. Le dispositif formé par Aimé Jacquet est parfaitement en place, la charnière centrale Thuram-Leboeuf-Desailly-Lizarazu avec les milieux récupérateurs Deschamps et Vieira parviennent parfaitement à stopper les attaques Brésiliennes. Barthez est impérial dans son but, oui Aimé Jacquet peut lever les bras et son cahier de notes, la France est bel et bien Championne du Monde pour le plus grand bonheur de ces milliers de Parisiens venus envahir les Champs Elysées tout comme des dizaines de supporters dans les grandes villes Françaises où le bonheur est dans la rue et les gens se tiennent main dans la main afin de goûter à ce parfum de victoire.

       Le football français souffrait jusqu'à là dans ses résultats internationaux, une seule victoire en Ligue des Champions avec l'Olympique de Marseille en 1993 et une victoire à l'Euro 84, mais rien de plus au palmarès des trophées majeurs. On peut dire encore aujourd'hui que la France dispose de centres de formation de qualité et de renommée internationale, de Nantes à Auxerre, en passant par Saint-Etienne, Cannes ou Rennes, bon nombre de jeunes pousses bénéficient d'une préparation intensive afin d'atteindre le haut niveau très rapidement. De plus les meilleurs éléments en équipe de France évoluent à l'étranger en Premier League, en Liga Espagnole et en Italie. Le championnat de France a lui aussi un bon niveau, voilà comment on pourrait aussi expliquer la grande qualité de cette équipe de France dans ce Mondial. Michel Platini diminué physiquement en 1982 et en 1986 n'a pas pu apporter à la France la Coupe du Monde. Jean Pierre Papin et Eric Cantona échouent aux portes du Mondial Italien en 1990 et surtout à celui de 1994 aux USA après deux revers douloureux face à Israël (2-3) et la Bulgarie (1-2). Ce sont finalement les vingt deux Bleus d'Aimé Jacquet qui connaissent la consécration en 1998, l'histoire est ainsi écrite de cette façon, le football en a voulu ainsi, ce fut alors à leur tour de jouer et à leur tour de gagner...

lien permanent

La coupe du monde 1930  (Archives) posté le jeudi 08 juin 2006 15:33

PREMIÈRES POUR L'URUGUAY


La première édition de la Coupe du monde, disputée en 1930 en Uruguay, est remporté - comme ce sera encore le cas par la suite à cinq reprises - par le pays organisateur. La France ne passe pas le premier tour alors que l'Italie et l'Angleterre brillent par leur absence.

EN BREF
Les Français ont mis onze jours à bord du Conte Verde pour toucher Rio de Janeiro où les Brésiliens se sont embarqués à bord du même paquebot. La sélection brésilienne a rejoint sur le pont les Tricolores mais également les Belges et les Roumains pour débarquer trois jours plus tard à Montevideo.

Bizarrement, les Italiens ne répondent pas à l'invitation de la toute jeune Fédération internationale. Les Anglais, inventeurs du jeu, dédaignent ostensiblement cette première Coupe du monde. Ils n'y feront leur première apparition qu'en 1950.

Le journal sportif L'Auto, l'ancêtre de l'Equipe, préoccupé par le Tour de France et la Coupe Davis, ne se montre pas très loquace sur l'événement. Il ne consacre même qu'une cinquantaine de lignes, un simple filet à la Une, au compte-rendu de la finale et de la victoire de l'Uruguay sur l'Argentine.

La «Céleste», l'équipe nationale uruguayenne, qui porte un maillot aussi bleu que le ciel, est logiquement consacrée comme la meilleure du monde puisqu'elle a déjà remporté le tournoi olympique des Jeux de 1924 à Paris et 1928 à Amsterdam.

A l'issue de la finale, Montevideo est en fête. Les marchands de bananes et d'oranges liquident leurs stocks en lançant leurs fruits dans la foule, tout le monde chante et danse. Mais le vin aidant, quelques groupes de supporters argentins déçus se heurtent à des Uruguayens heureux. On parle de « brutalités ». Les nouvelles franchissent vite le Rio de la Plata et, à Buenos Aires, la police tire sur les manifestants qui attaquent l'ambassade d'Uruguay. Rupture des relations entre les deux fédérations. L'Uruguay exploitera la situation pour ne pas aller défendre son titre en Italie en 1934. L'Argentine, elle, sera représentée par son équipe amateur.

LE PARCOURS DE LA FRANCE
PREMIER TOUR (groupe 1)

13 juillet 1930 à Montevideo
FRANCE - MEXIQUE : 4-1 (3-0)
3 000 spectateurs/Arbitre : M. Lombardi (Uruguay)
Buts : Laurent (19e), Langiller (40e), Maschinot (43e, 87e) pour la France ; Carreno (70e) pour le Mexique

FRANCE : Thépot - Mattler, Capelle, Villaplane, Pinel, Chantrel, Liberati, Delfour, Maschinot, Laurent, Langiller
MEXIQUE : Bonfiglio - Gutierrez, M. Rosas, F. Rosas, Sanchez, Amezcua, Perez, Carreno, Mejia, Ruiz, Lopez

15 juillet 1930 à Montevideo
ARGENTINE - FRANCE : 1-0 (0-0)
18 000 spectateurs/Arbitre : M. Rego (Brésil).
But : Monti (81e) pour l'Argentine

ARGENTINE : Bossio - Della Torre, Muttis, Suarez, Monti, J. Evaristo, Perinetti, Varallo, Ferreyra, Gierro, M. Evaristo
FRANCE : Thépot - Mattler, Capelle, Villaplane, Pinel, Chantrel, Liberati, Delfour, Maschinot, Laurent, Langiller

19 juillet 1930 à Montevideo
CHILI - FRANCE : 1-0 (0-0)
50 000 spectateurs/Arbitre : M. Tejada (Uruguay).
But : Subiabre (67e) pour le Chili

CHILI : Cortes - Ciaparro, Morales, A. Torres, Saavedra, C. Torres, Ojeda, Subiabre, Villalobos, Vidal, Schneeberger
FRANCE : Thépot - Mattler, Capelle, Chantrel, Delmer, Villaplane, Liberati, Delfour, Pinel, Veinante, Langiller

CLASSEMENT
1. Argentine 6 pts
2. Chili 4 pts
3. France 2 pts
4. Mexique 0 pt.

Le classement des buteurs
1. Stabile (ARG), 8 buts
2. Cea (URU), 8
3. Peucelle (ARG), Preguinho (BRE), Beck (YOU), Anselmo (URU), Patenaude (USA), 3
lien permanent

La coupe du monde 1934  (Archives) posté le jeudi 08 juin 2006 15:38

L'ITALIE ÉVIDEMMENT

Absente de la première édition, l'Italie, en plein régime fasciste, accueille la deuxième, marquée notamment par l'absence de l'Uruguay tenant du titre. Comme quatre ans plus tôt, le pays hôte décroche le précieux trophée. La Squadra Azzurra s'impose, non sans mal, en finale face à la Tchécoslovaquie devant plus de 50 000 spectateurs totalement acquis à sa cause, dont Benito Mussolini.

EN BREF
L'Italie fasciste, le bras tendu vers le Duce, met toutes les chances de son côté pour remporter cette deuxième Coupe du monde. Sous prétexte d'une origine italienne quelconque, elle débauche ainsi plusieurs joueurs argentins et leur accorde la double nationalité. Le talentueux arrière central Monti ainsi que le meneur de jeu Orsi se retrouvent ainsi incorporés dans la première grande «Squadra Azzura».

Pour rendre la pareille à l'Italie qui avait refusé de participer à la Coupe du monde 1930, l'Uruguay, tenant du titre, reste à la maison et ne défend donc pas son trophée.

Composée cette fois de vrais professionnels de talent comme Mattler, Delfour, Verriest, Aston, Alcazar ou Jean Nicolas, l'équipe de France pousse l'Autriche, l'une des meilleures formations du monde, dans ses derniers retranchements en huitièmes de finale. Les deux formations vont se disputer le droit de se hisser en quarts de finale en prolongation. Les Autrichiens ont finalement le dernier mot. Ils s'imposent par 3 buts à 2.

L'adversaire des Bleus compte dans ses rangs celui que les Viennois surnomment le Mozart du football : Matthias Sindelar, le meilleur attaquant de la planète avec Leonidas. De confession israélite, ce brillant joueur sera contraint de fuir le régime nazi au moment de l'annexion en mars 1938. Il se suicidera à l'âge de 36 ans.

Pour la première et... la dernière fois dans l'Histoire de la Coupe du monde, huit pays européens composent les quarts de finale de la compétition.

En finale, sous les acclamations de 55 000 supporters dont Mussolini, l'Italie remporte sa première Coupe du monde en battant difficilement et après prolongation la Tchécoslovaquie par deux buts 2 à 1. Même s'il ne marque pas, l'attaquant Giuseppe Meazza conduit l'attaque avec beaucoup de talent. Cinquante ans plus tard, le grand stade du quartier de San Siro sera baptisé en son honneur.

Le parcours des Français
HUITIEME DE FINALE

27 mai 1934 à Turin
AUTRICHE - FRANCE : 3-2 (1-1) (1-1)
20 000 spectateurs/Arbitre : M. Van Moorsel (Pays-Bas).
Buts : Sindelar (44e), Schall (93e), Bican (109e) pour l'Autriche; Nicolas (18e), Verriest (116e s.p.) pour la France

AUTRICHE : Platzer - Cisar, Sesta, Wagner, Smistik, Urbanek, Zischek, Bican, Sindelar, Schall, Viertl.

FRANCE : Thepot - Mairesse, Mattler, Delfour, Verriest, Lietaer, Keller, Alcazar, Nicolas, Rio, Aston.

Le classement des buteurs
1. Conen (ALL), Schiavio (ITA), Nejedly (TCH) 4 buts
4. Orsi (ITA), Kielholz (SUI) 3.
lien permanent

La coupe du monde 1938  (Archives) posté le jeudi 08 juin 2006 15:40

L'ITALIE DOUBLE LA MISE


Quatre ans après avoir accroché, à domicile, une première étoile à son maillot, l'Italie récidive sur le sol français où se déroule la troisième édition de la Coupe du monde en l'absence de l'Autriche. La Squadra Azzurra croise la route du pays organisateur en quart de finale, avec succès (3-1), avant de se défaire du Brésil de Leonidas (2-1) puis de la Hongrie (4-2) en finale au stade olympique de Colombes.

EN BREF
L'Autriche, qui s'était hissée en demi-finales en Italie en 1934, est privée de compétition pour raisons politiques alors qu'elle devait affronter la Suède. Quelques mois plus tôt, le pays a été annexé par l'Allemagne (mars 1938).

La Mannschaft en profite pour intégrer des joueurs autrichiens dans son groupe. Ils sont sept à être ainsi réquisitionnés : Wilhelm Hahnemann, Johann Pesser (expulsé dès le premier match), Willibald Schmaus, Rudolf Raftl, Johann Mock, Stefan Skoumal et Leopold Neumer. Ils ne donnent bien évidemment pas le meilleur d'eux mêmes dans la compétition. L'Allemagne quitte le tournoi dès les huitièmes de finale, battue par la Suisse (1-1, a.p., puis 2-4 dans le match rejoué).

Edmond Delfour et Etienne Mattler, qui prennent part à la compétition sous le maillot frappé du coq, triplent la mise. Ils sont en effet les seuls Français sélectionnés à avoir déjà été des voyages en Uruguay et en Italie.

Mistinguett, passionnée de football, envoie un télégramme d'encouragements à l'équipe brésilienne qui lui répond de la plus belle des manières : elle bat spectaculairement la Pologne, 6 à 5 après prolongation, avec trois buts signés Leonidas. L'attaquant des Auriverde termine d'ailleurs le tournoi à la première place du classement des buteurs en inscrivant 7 buts en 5 matches.

Lucien Gamblin, l'un des footballeurs les plus populaires des années 1920, passe du terrain à la tribune de presse. Il participe en France à sa première Coupe du monde en tant que journaliste. Il prête sa plume au quotidien sportif L'Auto.

La France d'Oscar Heisserer, de Di Lorto, de Diagne, de Jordan, d'Aston, tombe en quarts de finale devant les Italiens, futurs vainqueurs de l'épreuve, 3 à 1, dont deux buts transalpins signés de l'insaisissable Piola.

Les Suédois ne se refusent rien pour éviter la fatigue et préparer la Coupe du monde dans les meilleures conditions. Ils s'offrent en avion les voyages Malmö-Paris et Paris-Antibes, où ils disputent un match. C'est une première pour une équipe de football. Malgré ce confort inédit, la route des Suédois s'arrête en demi-finales face à la Hongrie (1-5).

LE PARCOURS DES FRANCAIS
HUITIEMES DE FINALE

5 juin 1938 à Paris
FRANCE - BELGIQUE : 3-1 (2-1)
32 000 spectateurs/Arbitre : M. Wuthrich (Suisse).
Buts : Veinante (1ere), Nicolas (16e, 69e) pour la France; Isemborghs (38e) pour la Belgique

FRANCE : Di Lorto - Cazenave, Mattler, Bastien, Jordan, Diagne, Aston, Heisserer, Nicolas, Delfour, Veinante.
BELGIQUE : Badjou - Paverick, Saeys, Van Alphen, Stynen, De Winter, Van De Wouwer, Voorhoof, Isemborghs, Braine, Byle.

QUARTS DE FINALE

12 juin 1938 à Colombes
ITALIE - FRANCE : 3-1 (1-1)
58 455 spectateurs/Arbitre : M. Baert (Belgique).
Buts : Colaussi (7e), Piola (52e, 72e) pour l'Italie. Heisserer (8e) pour la France.

ITALIE : Olivieri - Foni, Rava, Serantoni, Andreolo, Locatelli, Biavati, Meazza, Piola, Ferrari, Colaussi.
FRANCE : Di Lorto - Cazenave, Mattler - Bastien, Jordan, Diagne - Aston, Heisserer, J. Nicolas, Delfour, Veinante.

Le classement des buteurs
1. Leonidas (BREl) 7 buts.
2. Sarosi, Zsengeller (HON), Piola (ITA) 5
3. Colaussi (ITA), Wilimowski (POL) 4

lien permanent

coupe du monde 1950  (Archives) posté le jeudi 08 juin 2006 15:42

L'URUGUAY ÉTEINT LE MARACANA


Tout un peuple attendait le sacre du Brésil à domicile. Au terme d'une compétition conclue par un surprenant tournoi à quatre, la Seleçao cède face à l'Uruguay, qui remporte son deuxième titre après celui de 1930.

EN BREF
Les spectateurs ont les pieds dans le ciment lorsque se tient l'inauguration du devenu célèbre Maracana Ce stade, le plus grand et le plus beau du monde, compte près de 200 000 places et se présente dans toute sa rondeur comme une arène espagnole. Pour la première rencontre du tournoi, il n'est pas tout à fait terminé. Il manque notamment la tribune de presse mais la municipalité de Rio de Janeiro s'est attribuée d'office 30.000 places.

Parce que les organisateurs de la Coupe du monde au Brésil n'ont pas répondu par écrit à une requête de la Fédération française demandant un aménagement du calendrier de l'équipe de France, les Bleus n'iront pas au Brésil. Voilà un beau prétexte proposé par les responsables fédéraux. La France est repêchée à la suite du forfait des Turcs et des Ecossais, mais les dirigeants de la FFF ne souhaitent pas que la formation d'Ibrir, Marche, Lechantre et consorts, sévèrement battue par l'Ecosse et la Belgique, aille se couvrir de ridicule en Amérique du Sud. Et les Bleus restent à la maison.

Le gardien de but mexicain Antonio Carbajal encaisse quatre buts (4-0) au cours du match d'ouverture contre le Brésil. Cette piètre performance ne l'empêchera pas de devenir le premier joueur de la planète à avoir disputé cinq Coupes du monde, de 1950 à 1966. Son record sera égalé bien plus tard par l'international allemand Lothar Matthäus en 1998.

L'Angleterre humiliée ! Pour sa première participation à la Coupe du monde, elle s'incline - défaite historique - devant les Etats-Unis 1 à 0 et elle subit ensuite le même sort face à l'Espagne malgré la présence dans son équipe du phénoménal Stanley Matthews.

Le tournoi quadrangulaire excluait une finale. Pourtant, le dernier match disputé entre l'Uruguay et le Brésil, déjà assurés des deux premières places, fut considéré comme tel.

En dépit d'un parcours éblouissant jalonné de victoires écrasantes, devant l'Espagne et la Suède notamment, le Brésil s'incline chez lui, à Rio de Janeiro, 2 à 1, devant la Céleste uruguayenne et les 205 000 spectateurs du Maracana. Il termine à la deuxième place alors qu'un résultat nul lui suffisait pour remporter un titre disputé, cette année-là, sous la forme d'un Championnat dans la poule finale. L'Uruguay enlève la Coupe du monde pour la deuxième fois. Le Brésil tout entier porte le deuil pendant une bonne semaine.

LE PARCOURS DES FRANCAIS
La France n'effectue pas le voyage au Brésil. Pour cette quatrième édition, les Bleus manquent la qualification en concédant deux nuls et une défaite. Insuffisant.

Le 9 octobre 1949 à Belgrade
Yougoslavie - France : 1-1
Le 30 octobre 1949 à Colombes
France - Yougoslavie : 1-1
Le 11 décembre 1949 à Florence
Yougoslavie - France : 3-2 ap

Le classement des buteurs
1. Ademir (BRE) 9
2. Schiaffino (URU) 5
3. Chico (BRE), Basora, Zarra (ESP) 4

lien permanent



 

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à debatsmatchs

Vous devez être connecté pour ajouter debatsmatchs à vos amis

 
Créer un blog